
- Le nom scientifique d’Umbilicus (« nombril », « petit cercle ») évoque la forme des feuilles circulaires et déprimées au centre. L'épithète rupestris indique que la plante est saxicole, poussant sur les rochers (rupes en latin) et sur les murs, en position verticale.

A savoir
Le Nombril de Vénus, une plante associée à la déesse de l'amour, Vénus, était prisée au Moyen Âge pour ses propriétés dans les philtres d'amour. Cette plante offre des jeunes feuilles vertes, comestibles de l’automne au printemps, que l'on peut déguster crues en salades ou conserver dans du vinaigre d'alcool, à la manière des cornichons, en y ajoutant des aromates. Riches en sels minéraux, fer et vitamine C, ces feuilles possèdent également des vertus médicinales.
En effet, elles sont reconnues pour leurs effets diurétiques et cholagogues. Une fois la cuticule inférieure enlevée, elles peuvent être appliquées sur des plaies pour favoriser la cicatrisation ou sur des brûlures pour soulager la douleur. En Bretagne, une tradition ancienne consistait même à frotter les poêles en fonte neuves avec ces feuilles pour éviter que les aliments n’y collent.
Photos

Propriétés médicinales

- cholagogue
- diurétique
- vulnéraire
- abcè
- furoncle
- panaris
- Les feuilles ont un usage médicinal : diurétiques, cholagogues, vulnéraires ; après en avoir retiré la cuticule inférieure, on les applique sur les plaies pour les aider à cicatriser, sur les brûlures pour en calmer la douleur ou comme maturatif pour soigner abcès, furoncles et panaris.
En cuisine...

- Les feuilles vertes, voire les tiges, sont comestibles crues (en dehors de la saison estivale) : très tendres, elles ont un goût de concombre juteux et une texture un peu gélatineuse.
- Les feuilles plus âgées peuvent être légèrement acidulées à l'aube (goût dû à l'accumulation nocturne d'acide citrique, isoctrique et malique synthétisés au cours du métabolisme acide crassulacéen et à la désacidification diurne progressive). Elles peuvent être conservées dans du vinaigre à la manière des cornichons ou préparées en salade.
- En Bretagne, on écrasait ses feuilles fraîches pour en extraire le suc dont on frottait avec un chiffon les poêles et crêpières pour les « graisser », évitant ainsi que la nourriture s'y attache. Cette technique était notamment utilisée pour « culotter » les poêles lorsqu'elles étaient neuves. Le nom breton de la plante, krampouezh-mouezig (crêpes musicales) fait peut-être allusion au crépitement du métal chaud lorsque la feuille est appliquée dessus.





























